17.03.2009

Mais que s’est-il passé ces 20 dernières années ? (2/3)

Toujours en quête de progrès, voici les innovations marquantes de ces 20 dernières années dans le domaine de l’automobile.

Electronique embarquée

Rien que le titre fait peur. Le développement très rapide de l’électronique et de l'informatique se sont imposés d'eux-mêmes. Venu de l’aviation, le multiplexage est la clé de l’électronique embarquée. Cela consiste à faire passer différentes informations électriques dans un même câble et donc de réduire le nombre de fils. Après une mise au point laborieuse où même les plus reputés ont failli se casser les dents (BMW I Drive entre autres), tout le monde en béneficie. Cependant, pas de révolution si ce n’est des adaptations à l’automobile, comme le GPS, les détecteurs en tout genre, la téléphonie, l’Entertainment, l'injection, l'allumage... Et toujours un casse tête marketing, car ces systèmes, bien que très agréables, ne répondent pas à un besoin explicite du conducteur, mais à un alignement sur la concurrence.


L’écologie, ou l’auto Earth friendly

efficeint.jpgSur ce point, seuls trois constructeurs se démarquent vraiment. Toyota, avec ses modèles hybrides, les seuls à se vendre correctement (Prius, Lexus). Indéniablement, le constructeur nippon est en avance sur les autres. Honda lui emboite le pas, mais ses modèles souffrent vraiment de performances insuffisantes, et le fameux motoriste est moins à l’aise dans ce domaine que dans les moteurs sportifs.
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Enfin BMW, avec sa technologie Efficient Dynamics, parvient à des rendements sur ses moteurs diesel ahurissants, et prouve que le moteur à explosion peut s’adapter aux contraintes environnementales. De toute évidence, c'est ce créneau qui presente le plus gros potentiel, à condition, encore une fois, que les aspirations du conducteur soient au centre des developpements.

Les fausses innovations

En ces temps de crises, moins les voitures se vendent, plus le marketing est ingénieux. Il y eut la vague sécurité – cooconing - où les options sont des listes interminables d’acronymes (protégés par des droits d’auteur) aussi idiots qu’inutile (par exemple l’EBR et l’AFU aide au freinage d’urgence, ESC ou ASR pour l’antipatinage / contrôle de roulis etc.).
Il y a les fausses nouveautés, pas exemple l’éclairage autoadaptatif (sic !), que la DS possédait déjà, les SUV (le Cherokee et le Range Rover existent depuis les années 70, en 1950 existait la Jeepster…), les antis – tous dont la majorité a été inventée dans les années 70 (ABS, Airbag, anti patinage)
Enfin la tendance récente écologique, où les labels ont fleuri un peu partout (Blue motion, blue lion … pourquoi blue au fait ?). cela consiste à assembler sous ce nom des véhicules diesels, avec de petits moteurs, aux rapports de boite allongés et quelques améliorations (carénages, pneus à faible résistance). Ou l’art de se donner une bonne conscience...

A suivre…

13.03.2009

Mais que s’est-il passé ces 20 dernières années ? (1/3)

Toujours en quête de progrès, voici les innovations marquantes de ces 20 dernières années dans le domaine de l’automobile.

Le Diesel, victoire par KO

croma.JPGAutrefois réservé aux taxis, le diesel a su corriger ses défauts et a supplanté l’essence. C’est de loin le domaine où l’évolution est la plus marquante, notamment avec l'apport de l’injection directe.

Contrairement aux idées reçues ce n’est pas VAG avec ses TDI mais Fiat qui le premier a installé des diesel à injection directe dans sa Fiat Croma. sigle_tdi.jpgMalgré un bruit de bulldozer, les résultats en termes de consommation sont stupéfiants, et tous les constructeurs vont suivre. Fiat va perfectionner son système et installer un système d’injection par rampe commune (common rail) sur l’alfa 156 JTD. VAG utilise aussi la technologie des injecteurs pompes, mais l’agrément de conduite (moteur un peu brutal) et le bruit laisse perplexe les autres constructeurs. On peut affirmer qu’en 20 ans, à puissance égale, la consommation a été divisée par 2.

Au niveau de la pollution, c’est PSA qui le premier a installé un filtre à particule sur ses HDI. Couplé au catalyseur imposé par les normes européennes, les émissions polluantes on été réduites de manière significative.

Aujourd’hui, les systèmes Start and stop, de récupération de l’énergie au freinage ou dans les amortisseurs, de pneus à faible résistance au roulement, améliorent encore le rendement et la consommation.

Enfin la bonne nouvelle, c’est que de nombreuses pistes prometteuses n’ont pas été explorées, avec des systèmes hybrides électriques-diesel, la réduction des émissions d’oxyde d’azote et bien d’autres.

L’essence, une revanche à prendre ?

Pour les moteurs à essence l’évolution a été plus discrète. Les innovations individuelles (injection directe, V Tec, turbo, compresseur…) n’apportant que des gains limités, ce n’est que couplées entre elles que les bienfaits apparaissent au grand jour.

vtec.JPGLe plus grand progrès pour les moteurs à allumage commandé est sans conteste le calage variable des soupapes, installé par Honda sur ces Civic sous le nom V TEC. Reprise par BMW (VANOS) et Toyota (VVTi), cette technique a permis des rendements de 100 ch/litre sur des moteurs atmosphériques de véhicule de grande série, en alliant souplesse à bas régime et puissance à très haut régime.

Les systèmes turbo, bi turbo et compresseur, bien que très performants en terme de puissance, n’ont pas permis de réduire la consommation. Les systèmes à injection directe n’ont pas aussi donné de résultats significatifs en termes de consommation, et les moteurs manque de souplesse. Enfin les systèmes de recirculation des gaz (« mélange pauvre ») (Ecotec chez opel, FSI chez VAG), ont donné de bon résultats, mais la aussi pas de manière flagrante.

Ce n’est qu’en concentrant toute ces technologies que le moteur à essence prend sa revanche. Rassemblées sous la terminologie « Downsizing », cela consiste à utiliser un petit moteur essence, de préférence bi turbo (un petit turbo à faible inertie pour la souplesse à bas régime et un plus gros pour la puissance), à injection directe, et multi soupapes. Cela semble être la voie à suivre, tracée par VAG (TSi), les autres constructeurs emboitent le pas, Renault (TCe) et BMW- Mini (VTI).

Transmissions : Gran Turismo inspired…

La principale révolution est l’apparition de palettes au volant, pour monter et descendre les vitesses. En effet, après les classiques boites automatiques à convertisseur ou à variation continue, les boites à embrayage piloté sont devenues la référence.

Technologiquement pas de révolution, mais l’utilisation de double embrayage et le développement de l’électronique intelligente ont donné ses lettres de noblesse à la BVA. Portée par la compétition et équipant les modèles les plus sportifs, l’image est désormais jeune et tendance. De plus elle a rendu les super sportives polyvalentes et exploitables par la plupart des gens. Par des passages de vitesse ultrarapides, des étagements judicieux et des programmateurs qui s’adaptent aux conditions de circulation elles surpassent les boites classiques.

A suivre...