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20.10.2009

Alpine A 110 1300 G 1969 – la revanche des sorciers bleus

L’après guerre rend le bleu de France bien terne sur le plan sportif. Orphelin des Bugatti et autres Delahaye, les spectateurs se contentent de regarder les Ferrari, Mercedes et consorts se livrer bataille. Dans leur coin, les sorciers Rédéle et Gordini rongent leur frein en silence, mais avec persévérance. Enfin, en 1962 la Berlinette est présentée au salon de Paris.

 

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Design et intérieur

 

alpine-A110-gr4-06.jpgMoteur en porte à faux arrière, châssis poutre et robe de polyester vont dicter un style simple mais efficace. Artisanale jusqu’au bout des ailes, elle a la saveur des objets fait main, ce qui  rend chaque modèle unique. Elle ne possède ni le charme d’un italienne ni la classe d’une anglaise, mais reste irrésistible, et finalement terriblement française. 1967_Renault_Alpine_A110_Interior_1[1].jpg

 

De profil, la ligne est équilibrée, basse, avec des portes à faux avant et arrière prononcés, un peu à la manière d’une Porsche 911. L’arrière est marqué par un carrossage négatif qui assoit la voiture, l’avant dégagé de tout radiateur, s’affranchi d’un calandre au profit de l’éclairage optionnel signé Cibié.

 

A l’intérieur, l’espace est compté. On ne s’attardera pas sur les symboliques places arrière, l’important c’est le pilote. La position est basse, les jambes très allongées, face à vous un volant Momo et les compteurs. Le levier de vitesse tombe naturellement sous la main. Le confort est tout à fait correct, même si ce n’est pas l’objet de l’Alpine.

 

Sur la route

 

alpine-a110-302841.jpgApres avoir referme la fragile porte de plastique, on tourne la clé de contact. Le 4 en images.jpgligne râle un peu, le ralenti finit par se stabiliser.  Les insonorisant n’ont visiblement pas fait partie du cahier des charges. Assis très  bas, le pilote fait corps avec sa machine.

 

Légère, maniable, bienvenue dans le grand huit. Les virages s’enchainent, les dérobades de l’arrière vous délivrent leur dose d’adrénaline. Le moteur derrière vos oreilles envoie son lot de décibels, et réchauffe rapidement le petit habitacle. Sur nos nationales, elle reste confortable, mais déjà les longues lignes droites paraissent insipides. L’Alpine invite a un corps à corps passionnel et intense, mais bref. On comprend vite à son volant sa suprématie en rallye, l’attachement que ses fans y vouent.

 

Conclusion

 

Sous ses airs débonnaires, la berlinette Alpine cache un tempérament irrésistible. Qui pourrait croire qu’un assemblage artisanal puisse être aussi abouti ? Iconoclaste au milieu des Porsche, Lancia et autre Alfa, le génie des sorciers bleus est bluffant. Aujourd’hui collector, elle fait partie des rares qui  affolent le marteau des commissaires, même en période de crise.  

 

Caractéristiques

Type du moteur 4 cylindres en ligne
Energie Essence
Disposition en porte à faux AR
Alimentation Deux carburateurs double corps Weber  
Distribution : arbre a came simple par tige et culbuteur
Nombre de soupapes 2 par cylindre
Alésage & Course 74.5 x 72 mm
Cylindrée 1255 cc
Compression 10.5
Puissance 103 chevaux à 6750 tr/min
Couple 11.9 mkg à 5000 tr/min

Performances

Vitesse max 205 km/h
1000 mètres DA 30 sec