06.02.2009
Voiture électriques : Les raisons d’une évolution chaotique
LES MEMES CHANCES AU DEPART
Au début de l’automobile, trois grandes technologies sont disponibles pour motoriser les charrettes de nos ancêtres : la vapeur, le moteur à explosion et l’électrique. L’électrique est même en passe de l’emporter (la « jamais contente » et sont fameux record) mais finalement le moteur à explosion reste la meilleure solution, notamment grâce au pouvoir énergétique du pétrole.


LES THEORIES PHILOSOPHIQUES
Deux théories s’affrontent pour expliquer ce semi échec :
- Les uns pensent que la supériorité du moteur à combustion en est la raison
- Les autres pensent que le contexte (social, culturel, économique…) a joué en défaveur de l’électrique
Cela est certainement un peu des deux, mais cela reste trop global pour bien comprendre.
LES EXEMPLES
La supériorité du moteur à explosion sur l’électrique :
- Le rendement énergétique du pétrole : autonomie, facilité d’utilisation, rapidité pour « recharger » indéniables.
- La polyvalence du moteur à explosion a permis de multiplier les applications (avions, utilitaires, trains, outils divers etc.) et de favoriser son évolution technologique.
- Les besoins des utilisateurs sont mieux couverts, sur un périmètre très large.
Les facteurs contextuels
- L’urbanisme, le développement des besoins en transport individuels et polyvalents où l’électrique n’apporte qu’une réponse partielle.
- La stagnation des technologies de stockage électrique.
- Le rapport Prix/Performances très défavorable.
LES LEGENDES URBAINES
Pour expliquer ce désamour, le lobbying de pétrolier qui aurait empêché le développement de l’électrique est souvent cité. C’est absurde, car d’une part les fournisseurs d’énergie électrique sont assez puissants pour faire eux-mêmes du lobbying, et d’autre part partout où l’électrique était mieux approprié il s’est imposé (trains, véhicules en environnement clos..).
AUJOURD’HUI
Ainsi on peut aisément comprendre les difficultés de l’électrique. La supériorité technologique du moteur à explosion est toujours là (la BMW 120d efficient dynamics reste un must) :
- La BMW série 7 à hydrogène souffre du rendement pauvre de l’hydrogène
- Les Tesla, Venturi et autre Fisker proposent des performances intéressantes, mais l’autonomie reste vraiment trop basse (200 km max).


- Les voitures de généralistes converties sont bien trop chères et peu performantes comparées à leurs jumelles à explosion.

Les facteurs contextuels évoluent trop lentement et ne permettent pas un retournement de situation :
- Prix du pétrole encore compétitif
- Légitimité de certains constructeurs électriques comme Bolloré, Fisker ou même la Courrèges
- Les modes de vie et l’utilisation des transports actuels ou l’électrique n’apporte de réponses que dans certains cas (Ville, court trajet.. .)
- L’évolution du moteur à explosion très rapide
14:47 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bmw, fisker, tesla, venturi, electrique, environnement, ecologie


Commentaires
interview de Jean Denys Devauges, responsable du musée de l'automobile et du tourisme de compiegne sur http://fr.news.yahoo.com/57/20090306/tod-la-voiture-lectrique-une-lubie-qui-n-99752b7.html
Ecrit par : gaetan09 | 06.03.2009
Sans compter que la voiture électrique n'a rien d'environnementale : en France, c'est une voiture nucléaire (essentiellement), mais dès que l'on sort de nos frontières, c'est une voiture à charbon, donc qui émet plus de gaz à effet de serre que les moteurs à explosion.
Et l'hydrogène, comment le fabrique t'on ?
Il ne faut pas regarder seulement ce qui sort de la voiture, mais comment l'on fabrique ce que l'on y met...
Je vous parle même pas de la fabrication, puis du traitement des batteries.
Ecrit par : Mathieu | 01.05.2009
Article paru sur l'automobile magazine
http://www.automobile-magazine.fr/actualites/economie_politique/voitures_electriques
Ecrit par : gaetan09 | 10.08.2009
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